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6 décembre 2011 at 16:05 (Uncategorized)

Boule à 10

De retour de longs mois d’errance dans les fjörds de Norvège, Susan Vegan et Youri Margarine avaient grand besoin de chaleur. Aussi c’est sans hésitation qu’ils sautèrent sur leur clé lausannoise  (d’autant que c’était pile le moment de commander le guide pour l’an prochain) et choisirent le bistrot le plus caliente du côté impair de la rue du Valentin (pas le zen bar Shiva machin, donc : l’autre).

Et c’est à deux qu’ils se présentèrent à l’Addis, bravant la pluie des grands jours et les bistrots qu’on comprend pas où c’est l’entrée et qu’on se retrouve chez le voisin au milieu des bouddhas.

Entrée tout en longueur, on passe un bar plein de gens du coin (mais pas du coin d’ici, plutôt du coin de là-bas)(au fond à gauche). A l’endroit où on croirait bien que ce sont les escaliers qui mènent aux toilettes, on descend quelques marches et découvre, non pas la disco dans le caveau de chez Rony 2 , mais bien la salle à manger. Immense. Et vide.

Et c’est tant mieux, parce que si les gens qui mangeaient ailleurs ce soir-là connaissaient cet endroit, ils auraient tous été là et Susan et Youri seraient probablement restés debout, cougnés contre le porte-manteaux à côté du bar ou dans une plante verte. Parce qu’on y mange bien. Très bien.

Ici, pas de raison de gémir de frustration devant une carte aussi longue qu’alléchante : l’assiette de dégustation est excellente, composée de 5 plats issus de divers pays africains (dont un merveilleux mafé et un sublime poulet yassa)(et des alocos à se relever la nuit pour venir braquer la cuisine)(sans parler des maniocs à la tomate et de la sauce verte guinéenne )(et cet agneau, cet agneau !).

Avec un délicieux jus de gingembre ou un cocktail maison, au son entêtant (mais sympa) de la cora jouée par un (manifestement) DJ hip-hop*. L’odeur live du café qui rôtit au charbon de bois dans un coin de la pièce. Le tout pour 40.- tout rond, pour deux**. Et Youri, qui s’exclame à plein poumons : « La prochaine fois, sur mon entrecôte préférée, c’est sûr, on se raboule à 10 ! »

Le \o/ : la gentillesse et la prévenance du patron (l’assiette dégustation c’est 1. une assiette avec plein de trucs dessus, en petites quantités et 2. la possibilité de se faire resservir, à volonté, ce qu’on a préféré)

Le #fail : l’entrée un peu équivoque (si vous êtes entourés de bouddhas, c’est que vous êtes chez le voisin)(qui vous offrira gaiement une table si vous dites que vous avez réservé, même si ce n’est pas dans le bon bistrot) ; le peu d’affluence : incompréhensible.

*musique traditionnelle live tous les vendredis et samedis soirs

** Un plat offert sur présentation de la Clé Lausannoise.

L’addission

Après des mois passés à visiter les fjörds de Norvège, de Hambourg ou d’ailleurs, Susan Vegan et Youri Margarine étaient enfin de retour en notre bonne ville de Lausanne.

Egarés dans la vallée infernale du Valentin, leur regard perçant fut attiré par l’enseigne d’un restaurant :

– Oh, regarde, ça me rappelle la Norvège !

– Mais enfin, pas du tout !

– Mais si, Addis, comme Abeba, le groupe norvégien…
– Mais enfin, c’est A-ha, le groupe norvégien, Abeba ils sont suédois.
– Mais non, ça c’est Ikea.

Malgré cette conversation affligeante, Susan et Youri décidèrent d’entrer dans l’établissement. Un sympathique serveur (il devait être nouveau dans le métier) les guida en direction d’une salle à manger plus vide que les fjörds un soir de finale de curling entre Lillehammer et Tromsö. Puis leur tendit une carte (un menu, donc, pas le plan de la Norvège (arrêtez, un peu, avec cette histoire de Norvège)).

Retrouvant peu à peu leurs helvètes réflexes, Youri et Susan décidèrent de ne rien décider et optèrent pour le menu découverte, ainsi nommé car il permettait de faire des découvertes. Et en plus, c’est à volonté.

Tout géographe se serait offusqué de ce menu africain se partageant sans nous consulter, sans nous demander, sans nous aviser, ohoh, plus rien ne m’étonne, plus rien ne m’étonne, les spécialités des quatre coins du continent, mais nos héros, eux, ne se laissèrent pas aller à ces détails, car la bouffe était bonne et c’est tout ce qui importe. Ça et éventuellement que le mec arrête cinq minutes avec son balafon, merci. Ils engloutirent donc yassa, mafé, racines de manioc à la consistance étrangement caoutchouteuse, délicieux aloko et borroghé (du bœuf aux feuilles de manioc) dont vous me direz des nouvelles.

Puis ils enchaînèrent sur un café éthiopien préparé dans le respect de la tradition ancestrale éthiopienne et depuis plus jamais Youri ne ferma l’œil. Nous ne l’oublions pas.

– Vous êtes sûr que ce n’est pas islandais, plutôt, comme groupe ?
– Björk !

Le \o/ : Personne dans le resto, un vendredi soir. Quel calme (enfin, à part le joueur de balafon)

Le #fail : Personne dans le resto, un vendredi soir. A tous les coups, dans trois mois, c’est fermé.

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3 commentaires

  1. Susan Vegan said,

  2. Susan Vegan said,

  3. Susan Vegan said,

    (tout cela m’a donné grand faim)

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