27 juin 2012 at 14:46 (Uncategorized) (, , , , )

– Susan, ma mie, il nous faut parler de ce restaurant que nous avons testé ! Comment s’appelait-il, déjà ? »

– … »

– Oui, moi aussi, il m’a laissé sans voix. Ces entrées, ces entrées. Quel dommage que j’aie oublié son nom… »

– … »

– Oui, je viens de le dire. Enfin mon entrée était trop salée, mais vos blinis de patate douce ! Un régal ! »

– … »

– Souffririez-vous d’une extinction de voix, auriez-vous trop hurlé votre joie après ces succulentes gambas ? »

– … »

– Ou alors est-ce le vin qui vous reste en travers de la gorge ? Il est vrai que j’en ai bu plus que de raison. »

– Non mais … , c’est le nom. »

– Je ne m’en souviens plus. »

– Mais euh, c’est … , j’arrête pas de le dire. »

– Je ne vous ai pas interrompue alors ne m’interrompez pas ! »

– Pff t’es lourd mon gars. Alors que ton mignon de veau et ses artichauts, il était léger, léger ! »

– Heureusement, il y avait le bras de Vénus pour compenser. Ce dessert-là, c’est vrai, il est inhabituel – et la mousse d’orange était pas mal -, mais un peu lourdingue et mon nougat glacé était bien meilleur. »

– On reviendra ? »

– On reviendra. »

 

 

Le \o/ : (en anglais) «Location, location, location ! » Le restaurant situé sur une pente bien raide, pile au milieu de deux arrêts de métro = l’assurance de prendre un peu d’exercice à l’aller, au retour, les deux ou aucun, tu choisis.

 

Le fail : Un restaurant sympa, certes, mais il faut quand même être un peu en fonds. 120.- pour deux entrée-plat-dessert-apéro-vin-café quand le repas entier d’un convive est offert par la Clef Lausannoise, c’est un peu plus cher qu’un hamburger chez Holy Cow, c’est sûr (mais tellement plus romantique).

 

Le fail 2: Un plat (celui que Youri pensait prendre, en plus), une entrée et plusieurs vins annoncés sur une carte déjà chenue mais « désolé on n’en a plus », ça commence à faire beaucoup, quand même.

 

 

BONUS! Notre menu (et ne venez pas dire qu’il ne donne pas l’eau à la bouche, bande de blasés):

Tartare de thon à la ciboulette et citron vert, petits blinis de patate douce et oignons rouges croustillants

Carpaccio de saumon mi-cuit au sel épicé et sa marinade d’agrumes (trop salé)

Gambas flambées au pastis et sa sauce minute aux graines de fenouil, petits légumes confits au thym et polenta croquante

Mignon de veau aux morilles et son mille-feuille d’artichauts et fenouil confit

Nougat glacé au miel et brisure de nougatine, caramel au beurre salé et pyramide de fruits frais

Bras de vénus revisité (biscuit roulé à la mousse d’orange caramélisé au fer avec sa boule de glace nougat)

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Action spéciale, deux posts pour le prix d’un !

6 décembre 2011 at 16:05 (Uncategorized)

Boule à 10

De retour de longs mois d’errance dans les fjörds de Norvège, Susan Vegan et Youri Margarine avaient grand besoin de chaleur. Aussi c’est sans hésitation qu’ils sautèrent sur leur clé lausannoise  (d’autant que c’était pile le moment de commander le guide pour l’an prochain) et choisirent le bistrot le plus caliente du côté impair de la rue du Valentin (pas le zen bar Shiva machin, donc : l’autre).

Et c’est à deux qu’ils se présentèrent à l’Addis, bravant la pluie des grands jours et les bistrots qu’on comprend pas où c’est l’entrée et qu’on se retrouve chez le voisin au milieu des bouddhas.

Entrée tout en longueur, on passe un bar plein de gens du coin (mais pas du coin d’ici, plutôt du coin de là-bas)(au fond à gauche). A l’endroit où on croirait bien que ce sont les escaliers qui mènent aux toilettes, on descend quelques marches et découvre, non pas la disco dans le caveau de chez Rony 2 , mais bien la salle à manger. Immense. Et vide.

Et c’est tant mieux, parce que si les gens qui mangeaient ailleurs ce soir-là connaissaient cet endroit, ils auraient tous été là et Susan et Youri seraient probablement restés debout, cougnés contre le porte-manteaux à côté du bar ou dans une plante verte. Parce qu’on y mange bien. Très bien.

Ici, pas de raison de gémir de frustration devant une carte aussi longue qu’alléchante : l’assiette de dégustation est excellente, composée de 5 plats issus de divers pays africains (dont un merveilleux mafé et un sublime poulet yassa)(et des alocos à se relever la nuit pour venir braquer la cuisine)(sans parler des maniocs à la tomate et de la sauce verte guinéenne )(et cet agneau, cet agneau !).

Avec un délicieux jus de gingembre ou un cocktail maison, au son entêtant (mais sympa) de la cora jouée par un (manifestement) DJ hip-hop*. L’odeur live du café qui rôtit au charbon de bois dans un coin de la pièce. Le tout pour 40.- tout rond, pour deux**. Et Youri, qui s’exclame à plein poumons : « La prochaine fois, sur mon entrecôte préférée, c’est sûr, on se raboule à 10 ! »

Le \o/ : la gentillesse et la prévenance du patron (l’assiette dégustation c’est 1. une assiette avec plein de trucs dessus, en petites quantités et 2. la possibilité de se faire resservir, à volonté, ce qu’on a préféré)

Le #fail : l’entrée un peu équivoque (si vous êtes entourés de bouddhas, c’est que vous êtes chez le voisin)(qui vous offrira gaiement une table si vous dites que vous avez réservé, même si ce n’est pas dans le bon bistrot) ; le peu d’affluence : incompréhensible.

*musique traditionnelle live tous les vendredis et samedis soirs

** Un plat offert sur présentation de la Clé Lausannoise.

L’addission

Après des mois passés à visiter les fjörds de Norvège, de Hambourg ou d’ailleurs, Susan Vegan et Youri Margarine étaient enfin de retour en notre bonne ville de Lausanne.

Egarés dans la vallée infernale du Valentin, leur regard perçant fut attiré par l’enseigne d’un restaurant :

– Oh, regarde, ça me rappelle la Norvège !

– Mais enfin, pas du tout !

– Mais si, Addis, comme Abeba, le groupe norvégien…
– Mais enfin, c’est A-ha, le groupe norvégien, Abeba ils sont suédois.
– Mais non, ça c’est Ikea.

Malgré cette conversation affligeante, Susan et Youri décidèrent d’entrer dans l’établissement. Un sympathique serveur (il devait être nouveau dans le métier) les guida en direction d’une salle à manger plus vide que les fjörds un soir de finale de curling entre Lillehammer et Tromsö. Puis leur tendit une carte (un menu, donc, pas le plan de la Norvège (arrêtez, un peu, avec cette histoire de Norvège)).

Retrouvant peu à peu leurs helvètes réflexes, Youri et Susan décidèrent de ne rien décider et optèrent pour le menu découverte, ainsi nommé car il permettait de faire des découvertes. Et en plus, c’est à volonté.

Tout géographe se serait offusqué de ce menu africain se partageant sans nous consulter, sans nous demander, sans nous aviser, ohoh, plus rien ne m’étonne, plus rien ne m’étonne, les spécialités des quatre coins du continent, mais nos héros, eux, ne se laissèrent pas aller à ces détails, car la bouffe était bonne et c’est tout ce qui importe. Ça et éventuellement que le mec arrête cinq minutes avec son balafon, merci. Ils engloutirent donc yassa, mafé, racines de manioc à la consistance étrangement caoutchouteuse, délicieux aloko et borroghé (du bœuf aux feuilles de manioc) dont vous me direz des nouvelles.

Puis ils enchaînèrent sur un café éthiopien préparé dans le respect de la tradition ancestrale éthiopienne et depuis plus jamais Youri ne ferma l’œil. Nous ne l’oublions pas.

– Vous êtes sûr que ce n’est pas islandais, plutôt, comme groupe ?
– Björk !

Le \o/ : Personne dans le resto, un vendredi soir. Quel calme (enfin, à part le joueur de balafon)

Le #fail : Personne dans le resto, un vendredi soir. A tous les coups, dans trois mois, c’est fermé.

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Panique au Zoo

6 janvier 2011 at 12:51 (Uncategorized) (, , )

Youri
Il est en ville, ma mie, un rôtisseur nouveau
Qui se targue, le sot, de copier Holy Cow
Susan
Et mon cul ! Tu le prends pour un gallinacé ?
Ton truc là c’est trop loin et puis il faut monter

Youri
L’effort en vaut la peine : on dit qu’ils servent des frites !

Susan
Des frites ? J’en suis fort aise. C’est bon, la messe est dite.
Et puis leurs petits pains avec un peu de chance
Seront un peu plus chauds, c’est la moindre je pense

Youri
Il se murmure en ville qu’ils offrent, ô opulence
Des sièges rembourrés où, tenante séance,
Déposer son séant en savourant cette viande
Riche en lipides gras dont je vous sais friande.

Susan
Tu sais, moi c’que j’préfère c’est leurs jolis lampions
Ils me rappellent un peu la forme des melons

Youri
Mais voyons cette carte : on dirait un pastiche
La plupart de leurs mets, ça c’est vraiment fortiche
Ne sont que pâles copies de ceux du concurrent
Quel toupet, quels jocrisses, c’est vraiment pas marrant.

Susan
Et le plus scandaleux : tous les plus alléchants
Sont servis en soirée, dès sept heures seulement
Et la viande est bien sèche, elle colle au palais
Par contre leurs sirops sont bien loin d’être laids

Youri
Moi cette viande me chaut, même si moins goûteuse
Qu’à la vache sacrée, où elle est savoureuse.

Des aubergines, de l’huile : j’ai choisi le Marius
Dont les saveurs du Sud m’émeuvent l’utérus.

Susan
Tu dis ça parce que tu aimes trop les olives
Et le serveur sympa, je crois qu’il s’appelle Yves

Youri
J’aurais aimé goûter le burger au hummus
Qu’il soit vespéral, cela me fout le blues
Blues comme le cheese de votre propre sandwich
Bien meilleur, il me semble, que la meilleure des quiches.

Susan
Oh tu sais, tant qu’il y a quelques menus lampions
Qui semblent vaguement être de ronds melons
Et puis tant qu’à faire si tu te joignais à moi
Je te suivrais jusqu’au Zooburger, ma foi.

Le \o/ : S’en retourner céans sans sentir le graillon
Le Fail : Holy Cow est meilleur, et de loin mon cochon

et sinon un lien vers une critique sans complaisance ni hémistiches : http://funambuline.blogspot.com/2010/11/zoo-burger.html

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Moudon noir

24 décembre 2010 at 08:35 (Uncategorized) (, , , )


Mesdames et messieurs bienvenue dans ce Lausanne-Moudon où le suspense est à son comble et la tension palpable.
Attention, ça va très vite, Susan et Youri commandent un os à moelle, c’est fou, et force est de constater qu’ils ont beaucoup de moelle à se mettre sous la pupille, tant il est vrai que la portion est particulièrement gargantuesque, mais attention, car après un tel départ, il n’est pas sûr que nos deux protagonistes puissent finir dans les meilleures conditions, car rien ne sert de courir, il faut partir à point et ce n’est pas le succulent beurre aux herbes qui accompagne l’os à moelle qui me contredira.

Et c’est reparti pour la deuxième période, dans une ambiance toujours aussi assourdissante, avec une araignée de veau aux oignons pour Susan et des mignons de filet de boeuf pour Youri, et c’est une relative surprise quand on sait que Susan avait déclaré dans la presse, à la veille de ce Lausanne – Moudon, je cite : « Viaaaaaaande ! Roooooooouge! ». Alors que la cloche retentit pour la 116e fois de la soirée, le rythme se ralentit quelque peu, les légumes croquants sont avalés à un train de sénateur et il fallait s’y attendre, c’est sans dessert que se termine ce plaisant Lausanne – Moudon

Le \o/ : Le serveur à moustache, très approprié dans ce cadre

le fail : pas très bon marché, quand même

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Tomme ? Miam !

25 novembre 2010 at 16:10 (Uncategorized)

Ce soir-là, un soir comme tant d’autres, il avait fait nuit vers 13h14 et pluie depuis la semaine précédente (les anciens racontaient même que la neige était quand même drôlement bas sur les montagnes ce matin, bobonne tu vas bientôt pouvoir aller chercher nos combis de ski à la cave et pense à racheter du kirsch pour samedi y’a les Chappuis qui viennent manger la fondue). C’était comme par hasard un mardi et Youri avait fait une blague à Susan en proposant d’aller la chercher en bagnole à son cours de Krav-Maga. Sauf qu’ils s’étaient donné rendez-vous dans la rue la plus pittoresque et la plus fréquentée du chef-lieu : la rue des madames qui portent des minijupes toute l’année, même quand c’est pas le jour de la jupe, en attendant qu’un chauffeur aimable les ramènent chez elles après leur cours de flûte ou de flamenco.

C’est donc in extremis et au mépris de tous les dangers – Susan ayant échappé de justesse au coffrage pour la nuit pour avoir vaguement défoncé la gueule à quelques gentils messieurs qui voulaient juste la réchauffer un peu et lui donner un peu de menue monnaie – que nos deux aventuriers parvinrent au restaurant Tom-Yam (par chance ce n’est qu’après coup que S & Y en découvrirent le site internet, sinon ils auraient selon toute vraisemblance dirigé leur choix sur n’importe quel autre endroit).

Endroit charmant à deux pas du célèbre double rond-point de Montchoisi (bien connu de tous les élèves conducteurs des environs), d’un locateur de DVD et d’un bac à sable pour les jeux des enfants et les besoins des chiens, le Tom-Yam se démarque de ses concurrents en ne proposant strictement aucun plat à base de coquilles St-Jacques ou de moëlleux au chocolat. Ce qui n’est finalement pas si dommage parce que la carte, à base de machins imprononçables et de currys thaï au basilic, fait quand même drôlement saliver et que le cocktail pour l’apéro est quasi-imposé d’entrée – ce qui ravit bien sûr les goûts de luxe de Yurin.

Nissan commandèrent un Kung Lou Keuy (crevettes sautées avec sauce aux échalotes grillées, tamarin et sucre de palme) et un Ho Mok Pla Et Po (cassolette de poisson et crabe au curry rouge et basilic, cuite à la vapeur dans une feuille de bananier – et qui malgré l’effet d’annonce contenu dans son nom, ne semble pas spécialement accélérer le transit) (« Plat et Po » – ahahahaha) (blague non cautionnée par Youri). Et se préparèrent mentalement à se régaler.

Même mystérieusement renversée par les facéties de la technique, cette théière reste perturbante.

L’estomac dans les talons, Susan et Youri auraient été prêts à tout pour manger. Le fumet revigorant du poulet au tamarin et au sucre de palme chatouillait déjà leurs narines alanguies. Et là, drame. Car voilà : un seul plat était arrivé. Un seul. UN SEUL!

Ils auraient pu se résoudre à se dire que bon, tant pis, on goûte en attendant la suite. Mais même prêts à tout, nos fidèles adeptes de la religion du manger ne pouvaient se libérer du poids séculaire de leur éducation calviniste.

Alors ils attendirent. Les minutes passèrent, les heures passèrent, les années et même les siècles se succédèrent (oui bon, ok, j’exagère un peu mais à peine : imagine, chaque minute passée avec un plat sous le nez quand tu as faim, c’est un peu une éternité) et un beau jour le plat de Youri se décida quand même à bien vouloir faire son apparition. Nos héros se jetèrent sur leur pitance comme un seul homme. Vingt-sept secondes, leurs deux assiettes étaient immaculées comme l’enfant qui vient de naître. Ils avaient tout de même eu le temps de trouver ça plutôt bon, malgré les portions un peu miquelettes.

Le FAIL : LA table-romantique-pour-couples-amoureux juste à côté des toilettes et la serveuse qui attend hyper-ostensiblement son pourboire quand tu vas payer au bar, faute d’avoir pu demander l’addition à table.

Le \o/ : les lampes en bouquets de fleurs, qui justifient à elles seules le déplacement !

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Abyssinie, Abyssinia

11 novembre 2010 at 18:09 (Uncategorized)

Il est parfois des expériences tragiques et il n’est pas peu dire qu’aller aux Brasseurs en est une des plus traumatisantes. La preuve, il fallut tout un été et plus de 3 mois avant que Yousan et Sugarine puissent enfin envisager de remettre les pieds au bistrot.

Parce que bon, les Brasseurs c’est quand même surtout une usine à faire du fric avec 2-3 sortes de bières qui appâtent l’aventurier naïf. Mais ces burgers, ces burgers… 😥

Un bout de semelle industriel trop cuit, dur comme du pain sec que même les canards ils en boufferaient pas, des carottes-céleri râpés sauce mayonnaise et du ketchup à la térébenthine avec des frites molles et insipides – que même Susan, qui pourtant crevait bien la dalle, elle ne réussit pas à le terminer, son plat (contrairement à la bière de printemps agave et citron vert, qui coule toujours à flots à flots à flots dans ce genre d’occasion – un peu comme le Nil tiens) (oui, bin en même temps, tu m’étonnes que t’as besoin de te saoûler dans ce genre de taverne!)

Quant à Youri, appâté par les Flammenküche et déppâté par la crème végétale utilisée (de la crème végétale ? et puis quoi encore ? de la bière sans alcool, des steaks végétariens ?) dans la confection de ces tartes aussi alsaciennes que Youri est haltérophile, se rabattit bêtement sur une carbonnade, nostalgique de ses années passées en Belgique (enfin, dans des bandes dessinées belges, mais passons). Une carbonnade qui était à la carbonnade ce que Benny B, pour rester en Belgique, est à la culture hip hop. 

Et maintenant en guise de transition, une vidéo avec des chatons :
Le chat qui adore son lit

Mais nos valeureux héros avaient une clé lausannoise à rentabiliser. Ainsi, dès l’automne venu, ils décidèrent de repartir à la conquête de la gastronomie lausannoise. Et de tenter le second restaurant éthiopien, l’Abyssinia 

Les fidèles lecteurs se souviennent probablement avec émotion de la visite des aventuriers de l’extrême* au Nil Bleu, inutile donc de refaire toutes les blagues – même si « à laisser, l’acier » était particulièrement savoureuse – parce que je sais pas comment ça se passe avec les restaurants suisses à Addis-Abeba, mais les restaurants éthiopiens de Lausanne servent des menus quand même très semblables.

 

 

Sauf qu’à l’Abyssinia, le tej s’appelle tegi et qu’ il y a en plus :

–          des tables d’environ 23 centimètres de haut, toujours particulièrement appréciées de ceux qui, comme Youri, ont la présence d’esprit de mesurer pas mal de centimètres, manger avec ses genoux entre les dents, ce n’est jamais pratique

–          des crêpes qui fondent un peu plus, moyennement appréciées de gens qui, comme Youri, sont adroitement un peu différents

–          des baklava à la glace pistache pour le dessert (oui je sais, Suga et Youve ont fait aussi cette tête en les voyant arriver, ahlala c’est comme ça quand on lit trop vite les menus) (c’est dans le menu à 38.-, les baklavas à la glace) (si tu commandes à la carte y’a moyen d’y échapper)

–          le café typique éthiopien (auquel Yousan et Suri ont échappé, mais légèrement involontairement)

–          une absence d’escaliers appréciée des grands-mamans (même si, soyons réalistes, y a bien que les jeunes cool pour fréquenter ce genre d’endroit interlope)

–          et un parking tout près !

*Enfin, pas jusqu’à Praz-Séchaud quand même, c’est trop loin et surtout ça monte.

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bientôt, sur cet écran

28 juillet 2010 at 14:23 (Uncategorized)

Ce soir, Susan et Youri vont boire des bières et manger de la choucroute aux Brasseurs. Le compte-rendu de leurs folles aventures… bientôt!

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AEIOUY

12 juillet 2010 at 21:01 (Uncategorized) (, , , , , )

Ce soir-là, nonobstant un match de coupe du monde, nos deux héros à l’estomac aussi leste que leur coup de fourchette avaient opté pour l’AO.

L’AO… Perché au bout du pont Bessières, planqué à côté du P’tit Bar, « c ’est bien parce qu’on connaît le quartier et qu’on en paie que la moitié hein ! » ruminaient-ils déjà en montant les escaliers – mais oui tu sais les très très raides qui passent devant le Bourg-Plage quand tu pars de la rue St-Martin et que tu as des courbatures aux fesses le lendemain si tu te les tapes trois fois dans la soirée…

Est-ce par un certain effet de blasitude ou à cause des chaînes prévues pour empêcher le vol de mobilier mais qui en fait t’empêchent surtout de t’assoir parce que tu les as dans les genoux ? Toujours est-il que malgré le trio de tartares en entrée (crabe, loup, légumes), le loup de mer en feuille de banane avec flan de courgettes (ou saltimboca – nouilles, c’est selon), le moëlleux au chocolat, la glace et un goal, Susan et Youri pour une fois tripèrent assez peu leur race. Parce que c’est pas pour dire, mais ces restaurateurs qui te font tous le coup du gaspacho vert et du [compléter] aux coquilles St-Jacques, bin ils en ont pas tant que ça, de l’imagination, en fait.

Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec sur les bras des légendes qui racontent que Susi et Youran lorgnèrent avec un certain intérêt l’énorme pot de Nutella trônant sur un stand de crêpes du Festival de la Cité

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Auxiliaire féminine de police, chargée du contrôle du stationnement

30 avril 2010 at 16:13 (Uncategorized) (, , , , , )

L’aubergine, charmant légume de la famille des solanacées, est facilement reconnaissable à sa couleur aubergine et parce qu’on s’en sert pour fabriquer la moussaka. Mais comme L’Aubergine, restaurant provençal lausannois, ne propose quasiment pas d’aubergine sur sa carte, il n’y a pas de raison de s’étaler sur ce sujet.

En voyant sur la porte « GaultMillau: 12 points », Youri poussa un ululement admiratif, avant de se rappeler que le tristement célèbre Palace de Bienne en compte une de plus, comme quoi, des fois. Puis il lâcha un puputement craintif lorsque le serveur annonça tout de go que l’aubergine était une couleur actuellement très à la mode.

Mais nos comparses n’étaient pas là pour commenter les coloris, il y a des établissements spécialisés pour ça, mais pour s’en mettre plein la lampe. Ce qu’ils firent, et avec délectation. En entrée, Susan, très viande crue, commanda un carpaccio, alors que Youri se régalait d’un « Velouté d’artichaut et sa brunoise, crème montée parfumée à la truffe blanche » (c’est qui, cette brunoise ?), servi dans un bocal à confiture et absolument délicieux.

En plat principal, Susan, très macrobiotique, dégusta une « Daurade levée en portefeuille farcie au quinoa et petits légumes crème d’artichaut » et Youri opta pour le « Duo de gambas et noix de St-Jacques, fondant de poireaux, risotto safrané », avec des St-Jacques plus fondantes que la plus bonne de tes copines. Et ils se régalèrent tant que pas un ne parla pendant plusieurs minutes consécutives, ce qui est, les concernant, un événement historique. Au moins.

Ce qui ne les empêcha pas de prendre un dessert, « Brioche façon pain perdu » pour Susan, « Variations autour de la pomme » pour Youri, très pom pom pom pom. Inutile de te préciser qu’ils kiffèrent leur race.

Et en plus, ajouta Youri qui ne payait pas ce soir-là car il avait perdu son portefeuille en voulant lever une daurade, c’est même pas cher !

Le \o/: Ohlala y’a même une recette sur le site internet !

Le FAIL: La déco en camaïeu de violet, un peu perturbante.

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Ferme ta gueule, répondit l’écho

26 mars 2010 at 15:56 (Uncategorized) (, , )

Le problème, avec les restaurants asiatiques, c’est qu’on ne comprend pas toujours très bien leur nom. Par exemple, tenez : le Taiyo, à Lausanne. On se dit que c’est un mot japonais qui veut dire « Auberge du lion d’or » ou « Buffet de la gare ». Et en fait pas du tout. C’est un mot français qui veut dire : « Ici, on te sert au pas de charge » (taïaut)

Susan Vegan et Youri Margarine, en Helvètes bien intégrés, étaient arrivés un peu avant l’heure de leur réservation au Taiyo. Ils n’étaient pas assis que déjà, on leur jetait une carte dans les mains. Ils n’avaient pas eu le temps de faire de fines plaisanteries sur la présence au menu de Toro ou, en anglais, fatty tuna, que déjà on venait prendre leur commande.

Aventuriers dans l’âme, ils optèrent pour le sushi bateau – car, selon Youri, un bateau qui s’en va, c’est comme un oiseau qui s’envole – et puis ils se sentaient trop peu entraînés pour tenter le sushi à gogo. Huit secondes après avoir terminé leur entrée (Susan n’avait pas encore vraiment avalé), ils virent donc un navire lourdement chargé de boulettes de riz surmontées de poissons morts – poulpes, anguilles, saumon et des tas d’autres trucs dont ils ne retinrent pas le nom mais qui vivent dans la mer – accoster à leur table. « Je mange un bateau dans mon quartier, j’ai attrapé un coup de soleil », ajouta un Youri toujours moins cohérent, pendant que Susan vidait toutes les bières japonaises du monde pour pouvoir les ajouter à sa collection de bières vides.

Puis, au lieu de regagner le port, ils se laissèrent tenter par un dessert, et la glace au wasabi fut tout de même un peu une erreur de parcours.

Le \o/: pouvoir être au lit à 21h alors qu’on avait réservé pour 19h30

Le FAIL: si t’as la clé lausannoise, on ne t’apporte pas la même carte que si tu ne l’as pas.

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