attends, je l’ai sur le bout de la langue

16 août 2012 at 19:30 (Uncategorized)

Youri: Dis, Susan, comment ça s’appelait, déjà, ce truc où est allés hier soir ? Ce serait pour écrire dans notre blog…

Susan : Attends, je ne me rappelle pas très bien. Tu parles de l’endroit où ils font à la fois des pizzas et de la cuisine anatolienne (sauf que la cuisine anatolienne c’est juste en « coming soon », pour l’instant) ? La « Perle d’or », non ?

Youri : Euh non, je ne crois pas. Sur les internets je ne vois que « Rialto » sur le site de la Clé Lausannoise. C’est bizarre…

Susan : Oui. Oh. Pas autant que cette mignonne énorme terrasse planquée derrière un mur de thuyas au milieu du carrefour Béthusy/Victor-Ruffy/Chailly.

Youri : Arrête, c’était joli. Avec une chouette mixité sociale, et tout.

Susan : Toi tu parles du groupe d’alcoolos à chien et enfants hippies de la table d’à côté.

Youri : Non, je pensais plus au troupeau de hipsters de celle de derrière.

Susan : Le couple trioliste ?

Youri : Mönon ! Les 6 types à chemises à carreaux, barbe et coupe de lesbienne est-allemande ! L’AUTRE table de derrière.

Susan : Je ne suis pas sûre d’être bien rassurée par toutes ces fines allusions à mon côté pile… Mais bref. Moi j’ai bien aimé ma salade au chèvre sans chèvre.

Youri : Ah oui ! Ahahahah ! Quand la serveuse s’est trompée et t’as apporté une bruschetta à la place de ta salade ? C’était rigolo, oui.

Susan : Hihihihi ! N’empêche, je ne sais pas si c’est pour se rattraper mais vu la QUAN-TI-TE de chèvre qu’il y avait quand elle m’a ramené la bonne, il ne devait plus leur rester grand-chose en cuisine après !

Youri : Moi, j’avais commandé d’excellentes feuilles de vigne. Et puis des brochettes d’agneau. C’était sympa mais la sauce au poivre vert masquait peut-être un peu trop le goût de l’agneau. Heureusement, il y avait les FRITES. Au paprika, c’était ma première fois. Mais c’est finalement drôlement pas mal. Et puis ça change.

Susan : C’est comme moi avec le rouget. La gueule que j’ai faite quand j’ai vu qu’ils l’avaient roulé dans la farine et passé à la friture (scandale !). Etonnamment, c’était plutôt bon. Surprenant, mais vraiment pas mal du tout.

Youri : C’est sûr que c’est un autre style que le demi-filet poché qu’on te sert d’habitude.

Susan : Le bon côté, c’est qu’avec tout ça je n’avais plus trop faim pour un dessert.

Youri : Heureusement, parce que la boule de glace Frisco, ce n’est pas spécialement un dessert.

Susan : C’est sûr.

Le bistrot : Le Rialto / La Perle d’Or

Av. de Béthusy 29

Lausanne

021/312 64 64

Le \o/ : 1. La terrasse : pas très très calme (gros carrefour à 20 mètres) mais bien isolée et un peu bric-à-brac : on aime bien.

2. Les prix (plats entre 20 et 25.-, pizzas à 12.- tous les jours): on aime beaucoup.

Le #fail : Les voisins un peu chelous et leurs chiens légèrement enthousiastes affectueux.

Bref, un chouette bistrot de quartier, pas cher, avec une ambiance tout en spontanéité.

Susan: Arrête de te prendre pour le guide du routard, Youri, personne n’y croit.

Youri: Mais, euh!

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titre de travail (brouillon)

18 juillet 2012 at 08:19 (Uncategorized) (, , , , , )

Youri: Il est en ville, ma mie, un rôtisseur nouveau qui se targue le sot d’égaler Holy Cow.

Susan: Et mon cul tu le prends pour un gallinacé? Ça commence à faire, ton histoire de rôtisseur. Il n’y a pas que les burgers dans la vie. Tu n’as rien d’autre?

Youri: Mais enfin ma mie, laisse-moi t’expliquer! Je te parle d’un endroit de mille feuilles entouré. Et des herbes et des arbres, et même une tour crénelée.

Susan: Ah oui, j’en ai entendu parler. On y mange paraît-il de fines exquisités.

Youri: Sur une terrasse, tu m’en diras des nouvelles, au milieu d’un parc l’été.

Susan: Ah ouais, ce machin au milieu d’un musée. Un parc immense avec des prairies autour. En pleine ville. Genre, ils prennent toute la place avec leurs machins « artistiques » alors qu’il y a plein de gens qui cherchent un appart et qu’on construit pas parce qu’il faut respecter l’esprit du lieu et l’esprit du lieu ici c’est de faire des expos qui se la pètent et des restos qui se la pètent avec des cartes sans fin qui coûtent plus cher que ton bras si t’étais l’homme qui valait un milliard.

Youri: T’as fini? [soupir]

Susan: Oui, oui. Allons-y à ton machin.

Youri: Mais on y est déjà!

Susan: Ah oui, tiens. Regardons cette carte. OH MY GOD! MAIS J’AI ENVIE DE TOUT PRENDRE! (en plus c’est même pas très cher)(et pis la Clé Lausannoise y fonctionne tous les jours de toute façon, c’est pratique) Bon, j’ai choisi.

Youri: Moi aussi! Ça tombe bien le serveur est déjà là pour prendre notre commande. On partage l’entrée?

Susan: Oui! Crevettes grillées au sésame de wasabi (c’est vraiment du sésame de wasabi dis donc!), sur une petite salade iceberg, salicorne et mangue.

Youri: Oh, c’est quoi, ça, « salicorne »? Un truc en rapport avec ça? Ou avec ça ?

Susan: Mais non, pas du tout! C’est croquant, c’est iodé, j’en veux tous les jours tous les jours, même au petit-déjeûner (oui, parfaitement, et avec cette crème de séré citron vert qu’ils ont mis à côté)(j’adooooooore)(même si bon, un dessert avec ton entrée c’est un peu inhabituel). Et ensuite?

Youri: Suprême de pintade miel-gingembre, légumes de saison (d’une ferme à Bremblens paraît-il), cacahuètes et oignons caramélisés, pommes de terre rattes au romarin. Un rien trop de miel à mon goût mais c’est vraiment pour dire quelque chose. Et toi?

Susan: Queue de lôtillon au pesto menthe-pistache-citron vert, quartiers de mini-pêches toutes rondes au vinaigre balsamique réduit, galettes de maïs et buisson de germes (c’est bon c’est bon c’est bon). Et pour finir?

Youri: Salade tiède d’abricots et lavande (avec de la VRAIE lavande!), glace maison au yogourt et au miel. Trop bien, même si apparemment ici « tiède » signifie « à peine sorti du frigo ». Mon dentiste se frotte les mains. Fort heureusement, si on y verse un peu de cette décoction chaude de fleur d’oranger, ça devient effectivement tiède, on n’arrête pas le progrès. Et toi, ta panna cotta aux cerises?

Susan: Ouin. C’est une espèce de mousse à la crème et au rien un peu retombée avec une plaque de chocolat blanc au thym mais pas beaucoup (de thym) à tremper dedans.

Youri: DU CHOCOLAT BLANC?!

Susan: Oui. C’est un scandale. Je suis grosse déception. J’aurais plutôt dû prendre le fondant au chocolat, celui qui ne coule pas (c’est marqué sur le menu).

Youri: Heureusement, les Fleurettes de Grandvaux (assemblage de 4 cépages blancs) ont su te remonter le moral (tu m’en laisserais, oui?).

 

adresse: L’Esquisse (ou « le restaurant de l’Hermitage, mais oui, tu sais, le musée, là »), Route du Signal 2, Lausanne

 

le \o/: le cadre, la carte, la terrasse, la préparation des plats ultra rapide (pensez à préciser si vous voulez prendre votre temps pour boire l’apéro, sinon vous risquez de vous sentir un peu stressé)(oui, ça va vite)

 

le FAIL: Grosse erreur de casting sur le dessert. Si vous aimiez la panna cotta, celle-ci vous fera changer d’avis. Et puis les légumes croquants, c’est bien, le poireau cru, moins.

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La Clé [promotion inside]

6 juillet 2012 at 10:57 (Uncategorized) (, )

image piquée sans vergogne sur le site de la Clé

 

Ah la Clé… Ce petit bout de plastique merveilleux qui te donne de super réductions dans les établissements participants, à Lausanne, Berne ou Fribourg (et un peu alentours, c’est vrai)…  *soupir de contentement*

D’habitude en rupture de stock 3 jours après sa mise sur le marché en décembre, la meilleure amie de vos héros gastronomiques préférés fait en ce moment une promotion, que nous laissons découvrir ci-dessous: (texte intégral)

 

Bonjour,

L’été est arrivé, à vous les terrasses!

Souhaitez-vous offrir un guide? Est-ce que vous n’avez pas encore l’édition 2012? Nous vous proposons une offre d’été. Dès maintenant et jusqu’au 15 juillet 2012 (ou épuisement du stock) vous pouvez commander en ligne (www.la-cle.ch) le guide au prix de 44.- au lieu de 92.- CHF. Veuillez saisir le code promotionnel SUMMER sur notre page de commande et le prix sera instantanément adapté.

 

La Clé Bernoise, Lausannoise & Fribourgeoise 2012

 

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video killed the radio stars

5 juillet 2012 at 08:18 (Uncategorized) (, , , , , )

Ce soir-là, Youri avait profité lâchement d’une sortie organisée par son club de sculpture sur plâtre pour laisser Susan toute seule devant le foot. Etourdi comme à son habitude, il ne se rappelait plus très bien du lieu de rendez-vous et, comptant sur son flair légendaire, se pointa sur le coup des 19h30 à la réception du CHUV en annonçant qu’il était, je crois, attendu pour des radios. La honte.

Car c’est au RESTAURANT de la radio qu’il était convié. Pas à une fête des os cassés!

Soufflant comme un petit bœuf (non, pas celui-ci, un autre)(par exemple celui-là), il remonta en courant l’avenue du Bugnon, traversa à toute vapeur la place de la Sallaz et s’engouffra sur la route d’Oron (mais pas trop quand même parce que le numéro 11 c’est assez au début) pour rejoindre les copains qui l’attendaient déjà tous sur la terrasse en piaffant.

Menu déballé, ils attaquèrent rapidement le programme des hostilités, qui avec un steak de poulain à l’ail, qui avec une casserole de tortellinis aux morilles (oui, une casserole, comme dans « service triple et encore j’ai pas réussi à terminer ma casserole »), qui avec une pizza (à la table d’à côté, sûrement des touristes qui s’étaient trompés). Youri quant à lui opta pour le duo de poissons grillés (loup et dorade) aux amandes et au citron, qu’il dégusta avec des pommes de terre vapeur et pas mal de volupté tandis que sa voisine d’à côté commençait à gémir doucement en voyant son équipe perdre sur le grand écran au fond de la salle vers le bar.

Malheureusement, la nuit tombait et il y avait école demain (en plus les Italiens avaient gagné), aussi les convives optèrent pour l’addition et au lit, au grand dam de Youri qui aurait bien testé l’un ou l’autre dessert (il s’était, il faut le reconnaître, montré un peu trop raisonnable au moment du choix de l’accompagnement et le renoncement aux frites lui laissait comme un creux à l’estomac).

L’adresse: Restaurant de la Radio, Rte d’Oron 11, 1010 Lausanne, 021/652.16.18

A tester: le poulain à l’ail (une tuerie) et les raviolis en casserole (sauf si tu n’as pas très faim)

Le \o/: l’énoooorme terrasse; le service efficace et pro (même pour un groupe de 20 bras cassés personnes)

Le #fail (d’après la voisine de table): Pas d’Apfelschorle, il faut commander une bouteille de jus de pomme et une autre d’eau gazeuse pour que ta voisine germanique cesse enfin de pleurer la défaite de son équipe (?).

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27 juin 2012 at 14:46 (Uncategorized) (, , , , )

– Susan, ma mie, il nous faut parler de ce restaurant que nous avons testé ! Comment s’appelait-il, déjà ? »

– … »

– Oui, moi aussi, il m’a laissé sans voix. Ces entrées, ces entrées. Quel dommage que j’aie oublié son nom… »

– … »

– Oui, je viens de le dire. Enfin mon entrée était trop salée, mais vos blinis de patate douce ! Un régal ! »

– … »

– Souffririez-vous d’une extinction de voix, auriez-vous trop hurlé votre joie après ces succulentes gambas ? »

– … »

– Ou alors est-ce le vin qui vous reste en travers de la gorge ? Il est vrai que j’en ai bu plus que de raison. »

– Non mais … , c’est le nom. »

– Je ne m’en souviens plus. »

– Mais euh, c’est … , j’arrête pas de le dire. »

– Je ne vous ai pas interrompue alors ne m’interrompez pas ! »

– Pff t’es lourd mon gars. Alors que ton mignon de veau et ses artichauts, il était léger, léger ! »

– Heureusement, il y avait le bras de Vénus pour compenser. Ce dessert-là, c’est vrai, il est inhabituel – et la mousse d’orange était pas mal -, mais un peu lourdingue et mon nougat glacé était bien meilleur. »

– On reviendra ? »

– On reviendra. »

 

 

Le \o/ : (en anglais) «Location, location, location ! » Le restaurant situé sur une pente bien raide, pile au milieu de deux arrêts de métro = l’assurance de prendre un peu d’exercice à l’aller, au retour, les deux ou aucun, tu choisis.

 

Le fail : Un restaurant sympa, certes, mais il faut quand même être un peu en fonds. 120.- pour deux entrée-plat-dessert-apéro-vin-café quand le repas entier d’un convive est offert par la Clef Lausannoise, c’est un peu plus cher qu’un hamburger chez Holy Cow, c’est sûr (mais tellement plus romantique).

 

Le fail 2: Un plat (celui que Youri pensait prendre, en plus), une entrée et plusieurs vins annoncés sur une carte déjà chenue mais « désolé on n’en a plus », ça commence à faire beaucoup, quand même.

 

 

BONUS! Notre menu (et ne venez pas dire qu’il ne donne pas l’eau à la bouche, bande de blasés):

Tartare de thon à la ciboulette et citron vert, petits blinis de patate douce et oignons rouges croustillants

Carpaccio de saumon mi-cuit au sel épicé et sa marinade d’agrumes (trop salé)

Gambas flambées au pastis et sa sauce minute aux graines de fenouil, petits légumes confits au thym et polenta croquante

Mignon de veau aux morilles et son mille-feuille d’artichauts et fenouil confit

Nougat glacé au miel et brisure de nougatine, caramel au beurre salé et pyramide de fruits frais

Bras de vénus revisité (biscuit roulé à la mousse d’orange caramélisé au fer avec sa boule de glace nougat)

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as-tu vu la vache? (la vache aux yeux bleubleubleus)

15 décembre 2011 at 15:40 (Uncategorized) (, , , , )

Youri
Il est en ville, ma mie, un rôtisseur nouveau
Qui se targue, le sot, de copier Holy Cow.

Susan
Et mon cul ! Tu le prends pour un gallinacé ?
Ton nouveau, là, c’est le même mais mieux placé.
J’ai ouï qu’on y faisait des patates frites.
Avec du vinaigre, quand même un doute m’habite.
Le vinaigre c’est pour la salade je crois,
Et la salade c’est vrai ce n’est pas trop pour moi.

Youri
Mais vous n’y pensez pas, ma mie! De la salade?

Susan
Je me disais aussi, ça nous rendrait malades.

Youri
Tiens, puisque nous parlons de nous rendre malades,
L’endroit résonne sans cesse d’une étrange ballade :
« Quarante-deux !» « Soixante-neuf !» Sans l’aide d’un mégaphone
Sans cesse s’égosille une malheureuse aphone.
Au point que me croyant dans je n’sais quel loto
J’ai acheté trois cartons pour gagner le gros lot.

Susan
Trois cartons de mousseuse? J’ai vu qu’ils en avaient.
Moi j’aime bien tu sais, la Chameau (c’est l’ambrée).

Youri
Mais las, mon amie, trève de tergiversation
Nous nous éloignons du sujet de discussion.
Pour Noël il paraît qu’ils en ont un gonflé
Avec des figues, du foie gras et une sauce barrée.
C’est pas vrai, j’y crois pas, ils l’ont appelé « Carla » !
(je me demande bien ce qui leur a pris là)

Susan
Hé tu mens ! C’est pas vrai ! C’est « Christmas with Carla
Burger ». Moi je l’ai goûté à midi déjà.

Youri
Avec ce Carla-là, j’aurais plutôt choisi
Qu’une ambrée une brune hihihi hihihi.
Et alors ça donne quoi? (et si on profitait pour arrêter avec ces alexandrins débiles à chaque fois qu’on parle de hamburgers ?)

 Susan
Je veux bien, c’est lourd un peu à la fin.

Youri
Comme les hamburgers en fait.  

Susan
Ah mais arrête, pff, hihihi tu dis n’importe quoi. Ça c’est seulement quand tu te prends un méga carnivore avec 2 kilos de viande (pour un supplément modeste de 5 francs). Mais bref.
J’ai goûté le Carla à midi. C’est vrai qu’il y a un peu de fois gras poêlé dedans mais pour tout te dire, j’ai été déçue parce que je m’attendais à du « vrai » foie gras, tu sais celui qu’on mange sur des toasts et qui te coule juste sur les escarpins dès qu’on le chauffe un peu.

Youri
Je sais pas je porte jamais d’escarpins…

Susan
On s’en fout. Mais à part ça (et le prix : CHF 17.50, pour un burger seul, c’est pas donné-donné), l’association figues confites-viande-fois gras (poêlé, donc) était plutôt sympa. Pas autant que le Yo Ginza, mais pas mal quand même.

Youri
Ça tombe bien, le Ginza est à la carte, lui. Alors que ton machin de Noël, c’est déjà fini. Allez viens ma mie, il faut qu’on les descende, ces trois cartons de bière.

Susan
J’arrive !

Le \o/ : La présence au centre-ville d’un « HolyCow2 » ; les specials qui se renouvellent sans cesse, avec la découverte de nouvelles saveurs.

Le #fail : Tout comme au « HolyCow1 », l’impossibilité à rester à l’intérieur, ne serait-ce que pour attendre ta commande (si tu as des obligations sociales plus tard ou envie de remettre ton manteau cet hiver, par exemple). Cuisine ouverte sur la salle + viande au grill + friture = odeur de sconce garantie à la sortie.

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Action spéciale, deux posts pour le prix d’un !

6 décembre 2011 at 16:05 (Uncategorized)

Boule à 10

De retour de longs mois d’errance dans les fjörds de Norvège, Susan Vegan et Youri Margarine avaient grand besoin de chaleur. Aussi c’est sans hésitation qu’ils sautèrent sur leur clé lausannoise  (d’autant que c’était pile le moment de commander le guide pour l’an prochain) et choisirent le bistrot le plus caliente du côté impair de la rue du Valentin (pas le zen bar Shiva machin, donc : l’autre).

Et c’est à deux qu’ils se présentèrent à l’Addis, bravant la pluie des grands jours et les bistrots qu’on comprend pas où c’est l’entrée et qu’on se retrouve chez le voisin au milieu des bouddhas.

Entrée tout en longueur, on passe un bar plein de gens du coin (mais pas du coin d’ici, plutôt du coin de là-bas)(au fond à gauche). A l’endroit où on croirait bien que ce sont les escaliers qui mènent aux toilettes, on descend quelques marches et découvre, non pas la disco dans le caveau de chez Rony 2 , mais bien la salle à manger. Immense. Et vide.

Et c’est tant mieux, parce que si les gens qui mangeaient ailleurs ce soir-là connaissaient cet endroit, ils auraient tous été là et Susan et Youri seraient probablement restés debout, cougnés contre le porte-manteaux à côté du bar ou dans une plante verte. Parce qu’on y mange bien. Très bien.

Ici, pas de raison de gémir de frustration devant une carte aussi longue qu’alléchante : l’assiette de dégustation est excellente, composée de 5 plats issus de divers pays africains (dont un merveilleux mafé et un sublime poulet yassa)(et des alocos à se relever la nuit pour venir braquer la cuisine)(sans parler des maniocs à la tomate et de la sauce verte guinéenne )(et cet agneau, cet agneau !).

Avec un délicieux jus de gingembre ou un cocktail maison, au son entêtant (mais sympa) de la cora jouée par un (manifestement) DJ hip-hop*. L’odeur live du café qui rôtit au charbon de bois dans un coin de la pièce. Le tout pour 40.- tout rond, pour deux**. Et Youri, qui s’exclame à plein poumons : « La prochaine fois, sur mon entrecôte préférée, c’est sûr, on se raboule à 10 ! »

Le \o/ : la gentillesse et la prévenance du patron (l’assiette dégustation c’est 1. une assiette avec plein de trucs dessus, en petites quantités et 2. la possibilité de se faire resservir, à volonté, ce qu’on a préféré)

Le #fail : l’entrée un peu équivoque (si vous êtes entourés de bouddhas, c’est que vous êtes chez le voisin)(qui vous offrira gaiement une table si vous dites que vous avez réservé, même si ce n’est pas dans le bon bistrot) ; le peu d’affluence : incompréhensible.

*musique traditionnelle live tous les vendredis et samedis soirs

** Un plat offert sur présentation de la Clé Lausannoise.

L’addission

Après des mois passés à visiter les fjörds de Norvège, de Hambourg ou d’ailleurs, Susan Vegan et Youri Margarine étaient enfin de retour en notre bonne ville de Lausanne.

Egarés dans la vallée infernale du Valentin, leur regard perçant fut attiré par l’enseigne d’un restaurant :

– Oh, regarde, ça me rappelle la Norvège !

– Mais enfin, pas du tout !

– Mais si, Addis, comme Abeba, le groupe norvégien…
– Mais enfin, c’est A-ha, le groupe norvégien, Abeba ils sont suédois.
– Mais non, ça c’est Ikea.

Malgré cette conversation affligeante, Susan et Youri décidèrent d’entrer dans l’établissement. Un sympathique serveur (il devait être nouveau dans le métier) les guida en direction d’une salle à manger plus vide que les fjörds un soir de finale de curling entre Lillehammer et Tromsö. Puis leur tendit une carte (un menu, donc, pas le plan de la Norvège (arrêtez, un peu, avec cette histoire de Norvège)).

Retrouvant peu à peu leurs helvètes réflexes, Youri et Susan décidèrent de ne rien décider et optèrent pour le menu découverte, ainsi nommé car il permettait de faire des découvertes. Et en plus, c’est à volonté.

Tout géographe se serait offusqué de ce menu africain se partageant sans nous consulter, sans nous demander, sans nous aviser, ohoh, plus rien ne m’étonne, plus rien ne m’étonne, les spécialités des quatre coins du continent, mais nos héros, eux, ne se laissèrent pas aller à ces détails, car la bouffe était bonne et c’est tout ce qui importe. Ça et éventuellement que le mec arrête cinq minutes avec son balafon, merci. Ils engloutirent donc yassa, mafé, racines de manioc à la consistance étrangement caoutchouteuse, délicieux aloko et borroghé (du bœuf aux feuilles de manioc) dont vous me direz des nouvelles.

Puis ils enchaînèrent sur un café éthiopien préparé dans le respect de la tradition ancestrale éthiopienne et depuis plus jamais Youri ne ferma l’œil. Nous ne l’oublions pas.

– Vous êtes sûr que ce n’est pas islandais, plutôt, comme groupe ?
– Björk !

Le \o/ : Personne dans le resto, un vendredi soir. Quel calme (enfin, à part le joueur de balafon)

Le #fail : Personne dans le resto, un vendredi soir. A tous les coups, dans trois mois, c’est fermé.

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Panique au Zoo

6 janvier 2011 at 12:51 (Uncategorized) (, , )

Youri
Il est en ville, ma mie, un rôtisseur nouveau
Qui se targue, le sot, de copier Holy Cow
Susan
Et mon cul ! Tu le prends pour un gallinacé ?
Ton truc là c’est trop loin et puis il faut monter

Youri
L’effort en vaut la peine : on dit qu’ils servent des frites !

Susan
Des frites ? J’en suis fort aise. C’est bon, la messe est dite.
Et puis leurs petits pains avec un peu de chance
Seront un peu plus chauds, c’est la moindre je pense

Youri
Il se murmure en ville qu’ils offrent, ô opulence
Des sièges rembourrés où, tenante séance,
Déposer son séant en savourant cette viande
Riche en lipides gras dont je vous sais friande.

Susan
Tu sais, moi c’que j’préfère c’est leurs jolis lampions
Ils me rappellent un peu la forme des melons

Youri
Mais voyons cette carte : on dirait un pastiche
La plupart de leurs mets, ça c’est vraiment fortiche
Ne sont que pâles copies de ceux du concurrent
Quel toupet, quels jocrisses, c’est vraiment pas marrant.

Susan
Et le plus scandaleux : tous les plus alléchants
Sont servis en soirée, dès sept heures seulement
Et la viande est bien sèche, elle colle au palais
Par contre leurs sirops sont bien loin d’être laids

Youri
Moi cette viande me chaut, même si moins goûteuse
Qu’à la vache sacrée, où elle est savoureuse.

Des aubergines, de l’huile : j’ai choisi le Marius
Dont les saveurs du Sud m’émeuvent l’utérus.

Susan
Tu dis ça parce que tu aimes trop les olives
Et le serveur sympa, je crois qu’il s’appelle Yves

Youri
J’aurais aimé goûter le burger au hummus
Qu’il soit vespéral, cela me fout le blues
Blues comme le cheese de votre propre sandwich
Bien meilleur, il me semble, que la meilleure des quiches.

Susan
Oh tu sais, tant qu’il y a quelques menus lampions
Qui semblent vaguement être de ronds melons
Et puis tant qu’à faire si tu te joignais à moi
Je te suivrais jusqu’au Zooburger, ma foi.

Le \o/ : S’en retourner céans sans sentir le graillon
Le Fail : Holy Cow est meilleur, et de loin mon cochon

et sinon un lien vers une critique sans complaisance ni hémistiches : http://funambuline.blogspot.com/2010/11/zoo-burger.html

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Moudon noir

24 décembre 2010 at 08:35 (Uncategorized) (, , , )


Mesdames et messieurs bienvenue dans ce Lausanne-Moudon où le suspense est à son comble et la tension palpable.
Attention, ça va très vite, Susan et Youri commandent un os à moelle, c’est fou, et force est de constater qu’ils ont beaucoup de moelle à se mettre sous la pupille, tant il est vrai que la portion est particulièrement gargantuesque, mais attention, car après un tel départ, il n’est pas sûr que nos deux protagonistes puissent finir dans les meilleures conditions, car rien ne sert de courir, il faut partir à point et ce n’est pas le succulent beurre aux herbes qui accompagne l’os à moelle qui me contredira.

Et c’est reparti pour la deuxième période, dans une ambiance toujours aussi assourdissante, avec une araignée de veau aux oignons pour Susan et des mignons de filet de boeuf pour Youri, et c’est une relative surprise quand on sait que Susan avait déclaré dans la presse, à la veille de ce Lausanne – Moudon, je cite : « Viaaaaaaande ! Roooooooouge! ». Alors que la cloche retentit pour la 116e fois de la soirée, le rythme se ralentit quelque peu, les légumes croquants sont avalés à un train de sénateur et il fallait s’y attendre, c’est sans dessert que se termine ce plaisant Lausanne – Moudon

Le \o/ : Le serveur à moustache, très approprié dans ce cadre

le fail : pas très bon marché, quand même

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Tomme ? Miam !

25 novembre 2010 at 16:10 (Uncategorized)

Ce soir-là, un soir comme tant d’autres, il avait fait nuit vers 13h14 et pluie depuis la semaine précédente (les anciens racontaient même que la neige était quand même drôlement bas sur les montagnes ce matin, bobonne tu vas bientôt pouvoir aller chercher nos combis de ski à la cave et pense à racheter du kirsch pour samedi y’a les Chappuis qui viennent manger la fondue). C’était comme par hasard un mardi et Youri avait fait une blague à Susan en proposant d’aller la chercher en bagnole à son cours de Krav-Maga. Sauf qu’ils s’étaient donné rendez-vous dans la rue la plus pittoresque et la plus fréquentée du chef-lieu : la rue des madames qui portent des minijupes toute l’année, même quand c’est pas le jour de la jupe, en attendant qu’un chauffeur aimable les ramènent chez elles après leur cours de flûte ou de flamenco.

C’est donc in extremis et au mépris de tous les dangers – Susan ayant échappé de justesse au coffrage pour la nuit pour avoir vaguement défoncé la gueule à quelques gentils messieurs qui voulaient juste la réchauffer un peu et lui donner un peu de menue monnaie – que nos deux aventuriers parvinrent au restaurant Tom-Yam (par chance ce n’est qu’après coup que S & Y en découvrirent le site internet, sinon ils auraient selon toute vraisemblance dirigé leur choix sur n’importe quel autre endroit).

Endroit charmant à deux pas du célèbre double rond-point de Montchoisi (bien connu de tous les élèves conducteurs des environs), d’un locateur de DVD et d’un bac à sable pour les jeux des enfants et les besoins des chiens, le Tom-Yam se démarque de ses concurrents en ne proposant strictement aucun plat à base de coquilles St-Jacques ou de moëlleux au chocolat. Ce qui n’est finalement pas si dommage parce que la carte, à base de machins imprononçables et de currys thaï au basilic, fait quand même drôlement saliver et que le cocktail pour l’apéro est quasi-imposé d’entrée – ce qui ravit bien sûr les goûts de luxe de Yurin.

Nissan commandèrent un Kung Lou Keuy (crevettes sautées avec sauce aux échalotes grillées, tamarin et sucre de palme) et un Ho Mok Pla Et Po (cassolette de poisson et crabe au curry rouge et basilic, cuite à la vapeur dans une feuille de bananier – et qui malgré l’effet d’annonce contenu dans son nom, ne semble pas spécialement accélérer le transit) (« Plat et Po » – ahahahaha) (blague non cautionnée par Youri). Et se préparèrent mentalement à se régaler.

Même mystérieusement renversée par les facéties de la technique, cette théière reste perturbante.

L’estomac dans les talons, Susan et Youri auraient été prêts à tout pour manger. Le fumet revigorant du poulet au tamarin et au sucre de palme chatouillait déjà leurs narines alanguies. Et là, drame. Car voilà : un seul plat était arrivé. Un seul. UN SEUL!

Ils auraient pu se résoudre à se dire que bon, tant pis, on goûte en attendant la suite. Mais même prêts à tout, nos fidèles adeptes de la religion du manger ne pouvaient se libérer du poids séculaire de leur éducation calviniste.

Alors ils attendirent. Les minutes passèrent, les heures passèrent, les années et même les siècles se succédèrent (oui bon, ok, j’exagère un peu mais à peine : imagine, chaque minute passée avec un plat sous le nez quand tu as faim, c’est un peu une éternité) et un beau jour le plat de Youri se décida quand même à bien vouloir faire son apparition. Nos héros se jetèrent sur leur pitance comme un seul homme. Vingt-sept secondes, leurs deux assiettes étaient immaculées comme l’enfant qui vient de naître. Ils avaient tout de même eu le temps de trouver ça plutôt bon, malgré les portions un peu miquelettes.

Le FAIL : LA table-romantique-pour-couples-amoureux juste à côté des toilettes et la serveuse qui attend hyper-ostensiblement son pourboire quand tu vas payer au bar, faute d’avoir pu demander l’addition à table.

Le \o/ : les lampes en bouquets de fleurs, qui justifient à elles seules le déplacement !

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