Java l’dire à ta mère

15 février 2010 at 10:54 (Uncategorized) (, , , )

C’était le jour de la Saint-Castor et Youri Margarine se sentait d’humeur romantique. « Je t’aime, je t’aime, oh oui je t’aime », susurra-t-il à Susan Vegan. « Moi non plus », répondit-elle avec le sens de l’à propos qui la caractérisait.

Ce soir-là, ils avaient décidé de visiter le Java (à Lausanne) et ses menus en forme de chansons du grand Serge (Gainsbourg, donc, pas du grand Serge Marcil). Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne servent que de l’alcool, mais que les plats sont baptisés selon des titres des chansons, sauf ceux qui ne le sont pas.

Et l’eau venait à la bouche de Susan et Youri pendant qu’ils consultaient les cinq cartes du restaurant, dont une imprimée sur la jaquette d’un CD mais l’autre pas. Le choix de Youri se fixa rapidement sur le menu « Je préfère naturellement », car, j’avoue, il en avait bavé, pas vous, de plaisir à la simple idée de manger du coeur de pirate filet de boeuf. Et aussi à l’évocation de l’entrée, des cigares de jambon cru au caviar d’aubergine (un plat gitan).

Susan elle, allait, allait et venait, entre les plats, et se retenait de choisir trop vite, mais finissait par se décider pour un carpaccio de saumon sobrement intitulé carpaccio de saumon. Ce qui n’est pas le titre d’une chanson de Gainsbourg, même si le saumon est fumé.

Puis, alors que Youri cherchait des grains de pavot sous son pavé de boeuf et y trouvait, à la place, légumes et patates, Susan dégustait sa « Chanson de Prévert », une simple crêpe, mais c’était sa préférée je crois, qu’elle est au jambon et fromage. Et chaque fois, la pâte à crêpe, te rappelle à son souvenir.

Puis, après une crème brûlée aux fruits secs inégalement appréciée (elle était in pour Youri et out pour Susan), ils terminèrent, évidemment, par un café. Puis vinrent dire à la serveuse qu’ils s’en allaient.

Le \o/ : la moyenne d’âge à l’intérieur de l’établissement, leurs 20 ans, nos 33, car Susan et Youri ont treize, quatorze ans à eux deux

Le FAIL : la musique, au début assez accordée avec le thème général de l’établissement, qui se transforme soudain en techno qui fait des pop et des wiz (et des chéba aussi).

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Laxmi et Laxmoi sont dans un rickshaw

9 février 2010 at 21:04 (Uncategorized) (, , , )

Poursuivant leur tour du monde des gastronomies et leur exploration frénétique des escaliers lausannois, Susan Vegan et Youri Margarine s’étaient donné rendez-vous au pied des escaliers du Marché, au « New Laxmi »

N’écoutant que leur courage, l’appétit aiguisé par les odeurs chatoyantes et les marches descendantes, ils optèrent pour le bien nommé menu dégustation. Certaines rumeurs disent que Susan espérait ainsi que, la bouche pleine, Youri ne puisse pas placer son désormais célèbre « Moi, quand j’étais en Inde… » plus de 28 fois, mais ces rumeurs sont un petit peu gonflées de parler sur ce ton.

La table se joncha donc d’entrées aux couleurs et aux goûts variés, qui avaient l’amusante particularité de ne pas correspondre du tout à ce qui est indiqué sur le site internet, mais c’est pas grave, c’était bon quand même, surtout les pakoras, parce que pakora, bang. Aux entrées succédèrent les plats, épicés mais pas trop, savoureux, même le dal, étonnamment liquide. Puis aux plats succéda le dessert, une mousse de mangue, complètement dispensable mais plutôt bon.

Puis, quelques heures plus tard, le chaï que Youri avait commandé parce qu’il n’y avait plus de lassi (car il ne suffit pas de siffler le lassi pour qu’il arrive, contrairement au Lassie, chien fidèle). Et moi, quand j’étais en Inde, j’en ai bu de bien meilleurs.

Le \o/ : la déco, sobre et de bon goût

Jesus, le boeuf et l'âne gris

Le FAIL : Moi, quand j’étais en Inde, y avait toujours des tas de petits chutneys et pickles pour accompagner les plats et surtout, des petites graines digestives à la sortie, pas très bonnes, pas très hygiéniques, mais c’est la tradition, quoi.

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ma jonque céleste

7 février 2010 at 11:04 (Uncategorized) (, , , , , )

Il arrive parfois que Susan et Youri, tout entraînés et expérimentés qu’ils soient, losent quand même méchamment. En ce jour pourri du samedi 6 février par exemple. Erreur de timing? Problème de synchronisation? Décalage uchronique?

Toujours est-il que, éblouis par les rapports clinquants de leurs prédécesseurs, ceux qu’on appelait désormais – à l’instar d’un Brangelina ou d’une Richesca et sans allusion aucune à la crique d’un certain Dawson- « Suri », avaient négligé de consulter les oracles et de vérifier l’adresse avant de partir.

Il ne trouvèrent donc jamais l’hamburgeria de Jacky, supposément située à la rue de l’Ale . (réf. néc.)

Et finirent donc au Ma-Jong, fast food asiatique bien connu des escaliers du Grand-Pont (raccourci pavé entre le métro et le Manora ndlr) et des habitants du quartier. L’endroit étant tellement connu et reconnu de la faune locale que les touristes viennent de Renens (RENENS!) pour y manger au sortir de leurs  emplettes marchetières, Susan & Youri décidèrent d’un commun accord qu’un rapport détaillé serait – exceptionnellement – superflu. Et ce d’autant plus que l’appareil photo avait subi de malheureux dommages collatéraux corollaires à une chute en escalier. Sans image, pas de rapportage!

Le \o/: le verre d’eau du robinet en self-service dans un coin de la salle.

Le FAIL: gros courant d’air à la sortie. Ouverture des portes automatique, sans te demander ton avis. Ce qui est énervant quand tu n’as pas fini de mettre tes gants.

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Arutututu

26 janvier 2010 at 22:25 (Uncategorized) (, , , )

Mardi. 19h30. Il pleut.

Susan Vegan et son acolyte coréen Youri Margarine remontent le col en direction de la ville. Car oui, il y a de la bise (et non de la pluie comme annoncé précédemment). Et surtout, ça monte.

A l’Areriroung Arirra rôôô Arirang, sans surprise  et conformément à toute attente, on a envie de goûter tout ce qu’il y a sur la carte (ainsi que la serveuse, pour certainEs). Mais nos deux héros se décident pour une soupe kimchi qui déchire la bouche, une crêpe poireaux qui déchire sa race, des pots-au-feu tofu-boeuf et du boeuf mariné au soja, le tout accompagné de divers légumes froids marinés (et des patates… ahlala ces patates!). Le vin de prune et la bière coréenne flattent la fibre assoiffée de nos aventuriers – une bière coréenne d’ailleurs étonnamment sympathique malgré son étiquette qui semble plutôt faire la promotion d’une lessive est-allemande (voir figure 2).

Une carte des desserts particulièrement exotique – comprenant entre autres thé froid à la cannelle et au gingembre, mais aussi glace aux haricots rouges avec riz en flocons par exemple – amènera selon toute vraisemblance nos deux héros à revenir en ces lieux. Dans l’immédiat Youri opte pour du ginseng séché et du thé à la cacahuète. C’est assez… particulier (et surtout particulière)! (et une bonne dose de savoir-faire… savoir-faire) (tu tu tu, tu tu tu tutu) (intermède musical proposé par Partenaire particulier)

Le \o/ : les inscriptions un peu suggestives sur la vitre à l’entrée

le FAIL: la soupe qui arrive si bouillonnante à table que votre partenaire particulierE dort depuis longtemps dans son lit que vous vous brûlez encore la bouche (à noter que le kimchi au piment n’arrange pas les choses non plus)

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Le beau Danube bleu

23 janvier 2010 at 21:25 (Uncategorized) (, , , )

Pour leur première sortie dans le monde fabuleux du MANGER, Susan Vegan et Youri Margarine avaient décidé de commencer léger, après des Fêtes qui leur avaient laissé le foie gras : dans leur naïveté juvénile, ils se disaient que dans un restaurant éthiopien, on allait leur servir un grain de riz chacun. FAIL, comme disent les jeunes cool. Car au Nil Bleu, à Lausanne, mon pauvre ami, tu rupes pour deux.

Et avec les doigts, ce qui est sympa, parce que c’est régressif, et que c’est trop hype les trucs régressifs.

Oui, donc, pardon : en entrée, Susan et Youri dégustèrent un savoureux samboussa, une sorte de samosa avec un B dans le nom et des lentilles dans la farce.  (C’est très bon). Ils enchaînèrent ensuite avec le plat de dégustation, parce que tout le monde prend ça et qu’ils ne voulaient pas se faire remarquer. C’est donc un assortiment d’un tas de trucs, 4 sortes de viandes (avec du poulet et de l’oeuf parce qu’il ne faut pas séparer le bébé de la maman), 4 sortes de légumes, 18 sortes de lentilles (non, en fait deux, seulement)(lol) et une sorte de genre de crêpe. Le but, enrouler la viande dans la crêpe (voir figure 2). Il y a plein d’épices, c’est très bon, surtout la dernière crêpe qui a bien gogé dans le jus.

Le café est excellent, mais il ne faut pas avoir prévu de dormir dans les six semaines qui suivent. Le thé à la cardamome est pas mal non plus, mais il faut avoir prévu de boire du thé, ce qui est embêtant quand on voulait un café.

On ne peut conclure sans mentionner l’apéro, du tej, un mélange de vin et de miel meilleur au goût qu’à l’odeur. Et de l’emplacement magique de ce restaurant, non loin un carrefour où les voitures brûlent les feux rouges, où les rolleristes essaient de patiner avec leurs dents, où les ambulances disputent aux voitures de police la palme de celui qui tintinnabulera le plus, bref, un spectacle de tous les instants.

Le \o/ : avoir les doigts qui sentent bon la viande en sortant du resto, c’est pire cool. Et comme on dit en Ethiopie, manger avec les doigts, c’est le meilleur moyen d’éviter la fourchette parce que : « A laisser, l’acier »*.

Le #FAIL : le site internet fout la trouille

* Cette blague désopilante n’est pas cautionnée par Susan 😥

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