titre de travail (brouillon)

18 juillet 2012 at 08:19 (Uncategorized) (, , , , , )

Youri: Il est en ville, ma mie, un rôtisseur nouveau qui se targue le sot d’égaler Holy Cow.

Susan: Et mon cul tu le prends pour un gallinacé? Ça commence à faire, ton histoire de rôtisseur. Il n’y a pas que les burgers dans la vie. Tu n’as rien d’autre?

Youri: Mais enfin ma mie, laisse-moi t’expliquer! Je te parle d’un endroit de mille feuilles entouré. Et des herbes et des arbres, et même une tour crénelée.

Susan: Ah oui, j’en ai entendu parler. On y mange paraît-il de fines exquisités.

Youri: Sur une terrasse, tu m’en diras des nouvelles, au milieu d’un parc l’été.

Susan: Ah ouais, ce machin au milieu d’un musée. Un parc immense avec des prairies autour. En pleine ville. Genre, ils prennent toute la place avec leurs machins « artistiques » alors qu’il y a plein de gens qui cherchent un appart et qu’on construit pas parce qu’il faut respecter l’esprit du lieu et l’esprit du lieu ici c’est de faire des expos qui se la pètent et des restos qui se la pètent avec des cartes sans fin qui coûtent plus cher que ton bras si t’étais l’homme qui valait un milliard.

Youri: T’as fini? [soupir]

Susan: Oui, oui. Allons-y à ton machin.

Youri: Mais on y est déjà!

Susan: Ah oui, tiens. Regardons cette carte. OH MY GOD! MAIS J’AI ENVIE DE TOUT PRENDRE! (en plus c’est même pas très cher)(et pis la Clé Lausannoise y fonctionne tous les jours de toute façon, c’est pratique) Bon, j’ai choisi.

Youri: Moi aussi! Ça tombe bien le serveur est déjà là pour prendre notre commande. On partage l’entrée?

Susan: Oui! Crevettes grillées au sésame de wasabi (c’est vraiment du sésame de wasabi dis donc!), sur une petite salade iceberg, salicorne et mangue.

Youri: Oh, c’est quoi, ça, « salicorne »? Un truc en rapport avec ça? Ou avec ça ?

Susan: Mais non, pas du tout! C’est croquant, c’est iodé, j’en veux tous les jours tous les jours, même au petit-déjeûner (oui, parfaitement, et avec cette crème de séré citron vert qu’ils ont mis à côté)(j’adooooooore)(même si bon, un dessert avec ton entrée c’est un peu inhabituel). Et ensuite?

Youri: Suprême de pintade miel-gingembre, légumes de saison (d’une ferme à Bremblens paraît-il), cacahuètes et oignons caramélisés, pommes de terre rattes au romarin. Un rien trop de miel à mon goût mais c’est vraiment pour dire quelque chose. Et toi?

Susan: Queue de lôtillon au pesto menthe-pistache-citron vert, quartiers de mini-pêches toutes rondes au vinaigre balsamique réduit, galettes de maïs et buisson de germes (c’est bon c’est bon c’est bon). Et pour finir?

Youri: Salade tiède d’abricots et lavande (avec de la VRAIE lavande!), glace maison au yogourt et au miel. Trop bien, même si apparemment ici « tiède » signifie « à peine sorti du frigo ». Mon dentiste se frotte les mains. Fort heureusement, si on y verse un peu de cette décoction chaude de fleur d’oranger, ça devient effectivement tiède, on n’arrête pas le progrès. Et toi, ta panna cotta aux cerises?

Susan: Ouin. C’est une espèce de mousse à la crème et au rien un peu retombée avec une plaque de chocolat blanc au thym mais pas beaucoup (de thym) à tremper dedans.

Youri: DU CHOCOLAT BLANC?!

Susan: Oui. C’est un scandale. Je suis grosse déception. J’aurais plutôt dû prendre le fondant au chocolat, celui qui ne coule pas (c’est marqué sur le menu).

Youri: Heureusement, les Fleurettes de Grandvaux (assemblage de 4 cépages blancs) ont su te remonter le moral (tu m’en laisserais, oui?).

 

adresse: L’Esquisse (ou « le restaurant de l’Hermitage, mais oui, tu sais, le musée, là »), Route du Signal 2, Lausanne

 

le \o/: le cadre, la carte, la terrasse, la préparation des plats ultra rapide (pensez à préciser si vous voulez prendre votre temps pour boire l’apéro, sinon vous risquez de vous sentir un peu stressé)(oui, ça va vite)

 

le FAIL: Grosse erreur de casting sur le dessert. Si vous aimiez la panna cotta, celle-ci vous fera changer d’avis. Et puis les légumes croquants, c’est bien, le poireau cru, moins.

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video killed the radio stars

5 juillet 2012 at 08:18 (Uncategorized) (, , , , , )

Ce soir-là, Youri avait profité lâchement d’une sortie organisée par son club de sculpture sur plâtre pour laisser Susan toute seule devant le foot. Etourdi comme à son habitude, il ne se rappelait plus très bien du lieu de rendez-vous et, comptant sur son flair légendaire, se pointa sur le coup des 19h30 à la réception du CHUV en annonçant qu’il était, je crois, attendu pour des radios. La honte.

Car c’est au RESTAURANT de la radio qu’il était convié. Pas à une fête des os cassés!

Soufflant comme un petit bœuf (non, pas celui-ci, un autre)(par exemple celui-là), il remonta en courant l’avenue du Bugnon, traversa à toute vapeur la place de la Sallaz et s’engouffra sur la route d’Oron (mais pas trop quand même parce que le numéro 11 c’est assez au début) pour rejoindre les copains qui l’attendaient déjà tous sur la terrasse en piaffant.

Menu déballé, ils attaquèrent rapidement le programme des hostilités, qui avec un steak de poulain à l’ail, qui avec une casserole de tortellinis aux morilles (oui, une casserole, comme dans « service triple et encore j’ai pas réussi à terminer ma casserole »), qui avec une pizza (à la table d’à côté, sûrement des touristes qui s’étaient trompés). Youri quant à lui opta pour le duo de poissons grillés (loup et dorade) aux amandes et au citron, qu’il dégusta avec des pommes de terre vapeur et pas mal de volupté tandis que sa voisine d’à côté commençait à gémir doucement en voyant son équipe perdre sur le grand écran au fond de la salle vers le bar.

Malheureusement, la nuit tombait et il y avait école demain (en plus les Italiens avaient gagné), aussi les convives optèrent pour l’addition et au lit, au grand dam de Youri qui aurait bien testé l’un ou l’autre dessert (il s’était, il faut le reconnaître, montré un peu trop raisonnable au moment du choix de l’accompagnement et le renoncement aux frites lui laissait comme un creux à l’estomac).

L’adresse: Restaurant de la Radio, Rte d’Oron 11, 1010 Lausanne, 021/652.16.18

A tester: le poulain à l’ail (une tuerie) et les raviolis en casserole (sauf si tu n’as pas très faim)

Le \o/: l’énoooorme terrasse; le service efficace et pro (même pour un groupe de 20 bras cassés personnes)

Le #fail (d’après la voisine de table): Pas d’Apfelschorle, il faut commander une bouteille de jus de pomme et une autre d’eau gazeuse pour que ta voisine germanique cesse enfin de pleurer la défaite de son équipe (?).

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AEIOUY

12 juillet 2010 at 21:01 (Uncategorized) (, , , , , )

Ce soir-là, nonobstant un match de coupe du monde, nos deux héros à l’estomac aussi leste que leur coup de fourchette avaient opté pour l’AO.

L’AO… Perché au bout du pont Bessières, planqué à côté du P’tit Bar, « c ’est bien parce qu’on connaît le quartier et qu’on en paie que la moitié hein ! » ruminaient-ils déjà en montant les escaliers – mais oui tu sais les très très raides qui passent devant le Bourg-Plage quand tu pars de la rue St-Martin et que tu as des courbatures aux fesses le lendemain si tu te les tapes trois fois dans la soirée…

Est-ce par un certain effet de blasitude ou à cause des chaînes prévues pour empêcher le vol de mobilier mais qui en fait t’empêchent surtout de t’assoir parce que tu les as dans les genoux ? Toujours est-il que malgré le trio de tartares en entrée (crabe, loup, légumes), le loup de mer en feuille de banane avec flan de courgettes (ou saltimboca – nouilles, c’est selon), le moëlleux au chocolat, la glace et un goal, Susan et Youri pour une fois tripèrent assez peu leur race. Parce que c’est pas pour dire, mais ces restaurateurs qui te font tous le coup du gaspacho vert et du [compléter] aux coquilles St-Jacques, bin ils en ont pas tant que ça, de l’imagination, en fait.

Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec sur les bras des légendes qui racontent que Susi et Youran lorgnèrent avec un certain intérêt l’énorme pot de Nutella trônant sur un stand de crêpes du Festival de la Cité

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Ferme ta gueule, répondit l’écho

26 mars 2010 at 15:56 (Uncategorized) (, , )

Le problème, avec les restaurants asiatiques, c’est qu’on ne comprend pas toujours très bien leur nom. Par exemple, tenez : le Taiyo, à Lausanne. On se dit que c’est un mot japonais qui veut dire « Auberge du lion d’or » ou « Buffet de la gare ». Et en fait pas du tout. C’est un mot français qui veut dire : « Ici, on te sert au pas de charge » (taïaut)

Susan Vegan et Youri Margarine, en Helvètes bien intégrés, étaient arrivés un peu avant l’heure de leur réservation au Taiyo. Ils n’étaient pas assis que déjà, on leur jetait une carte dans les mains. Ils n’avaient pas eu le temps de faire de fines plaisanteries sur la présence au menu de Toro ou, en anglais, fatty tuna, que déjà on venait prendre leur commande.

Aventuriers dans l’âme, ils optèrent pour le sushi bateau – car, selon Youri, un bateau qui s’en va, c’est comme un oiseau qui s’envole – et puis ils se sentaient trop peu entraînés pour tenter le sushi à gogo. Huit secondes après avoir terminé leur entrée (Susan n’avait pas encore vraiment avalé), ils virent donc un navire lourdement chargé de boulettes de riz surmontées de poissons morts – poulpes, anguilles, saumon et des tas d’autres trucs dont ils ne retinrent pas le nom mais qui vivent dans la mer – accoster à leur table. « Je mange un bateau dans mon quartier, j’ai attrapé un coup de soleil », ajouta un Youri toujours moins cohérent, pendant que Susan vidait toutes les bières japonaises du monde pour pouvoir les ajouter à sa collection de bières vides.

Puis, au lieu de regagner le port, ils se laissèrent tenter par un dessert, et la glace au wasabi fut tout de même un peu une erreur de parcours.

Le \o/: pouvoir être au lit à 21h alors qu’on avait réservé pour 19h30

Le FAIL: si t’as la clé lausannoise, on ne t’apporte pas la même carte que si tu ne l’as pas.

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