Ferme ta gueule, répondit l’écho

26 mars 2010 at 15:56 (Uncategorized) (, , )

Le problème, avec les restaurants asiatiques, c’est qu’on ne comprend pas toujours très bien leur nom. Par exemple, tenez : le Taiyo, à Lausanne. On se dit que c’est un mot japonais qui veut dire « Auberge du lion d’or » ou « Buffet de la gare ». Et en fait pas du tout. C’est un mot français qui veut dire : « Ici, on te sert au pas de charge » (taïaut)

Susan Vegan et Youri Margarine, en Helvètes bien intégrés, étaient arrivés un peu avant l’heure de leur réservation au Taiyo. Ils n’étaient pas assis que déjà, on leur jetait une carte dans les mains. Ils n’avaient pas eu le temps de faire de fines plaisanteries sur la présence au menu de Toro ou, en anglais, fatty tuna, que déjà on venait prendre leur commande.

Aventuriers dans l’âme, ils optèrent pour le sushi bateau – car, selon Youri, un bateau qui s’en va, c’est comme un oiseau qui s’envole – et puis ils se sentaient trop peu entraînés pour tenter le sushi à gogo. Huit secondes après avoir terminé leur entrée (Susan n’avait pas encore vraiment avalé), ils virent donc un navire lourdement chargé de boulettes de riz surmontées de poissons morts – poulpes, anguilles, saumon et des tas d’autres trucs dont ils ne retinrent pas le nom mais qui vivent dans la mer – accoster à leur table. « Je mange un bateau dans mon quartier, j’ai attrapé un coup de soleil », ajouta un Youri toujours moins cohérent, pendant que Susan vidait toutes les bières japonaises du monde pour pouvoir les ajouter à sa collection de bières vides.

Puis, au lieu de regagner le port, ils se laissèrent tenter par un dessert, et la glace au wasabi fut tout de même un peu une erreur de parcours.

Le \o/: pouvoir être au lit à 21h alors qu’on avait réservé pour 19h30

Le FAIL: si t’as la clé lausannoise, on ne t’apporte pas la même carte que si tu ne l’as pas.

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